Voir défilé les saisons sans que rien ne ternis au fil des averses,
Sortir à jamais de l'abime des jours, sentir l'écume des nuits,
Fouler éternellement ces paysages d'hiver havre de sérénité,
Ecouter les plaintes du vent se déchirant dans les arbres,
Cristallisé ma peine dans les premières gelées du matin,
Et loin de ces jours sombres, vivre dans ces forets centenaires,
Quitter la noirceur de l'âme et aller jusqu'au bout de l'éternité,
Mais mes pas dans la neige me rappel que la vie s'en va,
Et que le temps est inflexible, mon plus grand désespoir...