Le monde ne me paraît pas si grand et je me lasse de tous, a quoi bon continuer si je connais déjà la suite ? Ressèment, les grands espaces et les « no man's land » semblaient être les clés de mon bonheur, et pourtant j'ai vite désenchanté : j'ai réalisé que je me sentais aussi bien cloîtré dans ma chambre à écouter Burzum, qu'allongé dans une vaste prairie.
Je cherche, mais rien ne semble me faire décollé pour de bon, à force d'exister à moitié on fini par disparaître... Ce qui me manque n'est peut être rien, un objet, un événement ou bien une obsession ? Je possède presque tous ce qu'un Français moyen doit posséder, mais rien de tous cela me mène à une joie pérenne. Quelle ingratitude face à cette chance qui ma bercés dès la naissance !
Alors je tourne en rond, dans cette sphère qui empêche mon évolution, j'aurais tellement aimé être plus important, exister pour être « utile », mais l'amas de chaire qui me constitue me rappel sans cesse que je ne suis rien, juste un homme parmis tant d'autres...
Pourquoi l'élévation de l'esprit est-elle si brève ? Pourquoi la sensation de bonheur n'est-elle pas constante ? Et puis il y a cette quiétude que je n'atteindrais jamais, sauf peut-être après ma disparition... Alors ce que je cherche depuis toujours; c'est la mort ?!
Où alors tous cela n'est que passager, c'est comme redescendre et se taper un « bad » après sa dose d'extasie. Alors où est l'extasie ? J'ai envie de remonter ! Tous les autres semblent se contenté de capitaux et de compagnie, c'est sûrement ça qu'il me faut, mais c'est également une bien triste destinée à mon sens...

