Au creux de la vague

Au  creux de la vague
Depuis quelques temps dans ma tête, les idées apparaissent et germes les unes derrière les autres, me propulsant alors au rang de {Dieu parmi les innombrables insectes}. Mais ces idées meurent le lendemain au petit jour, comme si elles n'avaient jamais existé, me laissant alors dans la peine de l'échec... L'espoir est une denrée périssable, et le désespoir une valeur à default d'autres sentiments.
Le monde ne me paraît pas si grand et je me lasse de tous, a quoi bon continuer si je connais déjà la suite ? Ressèment, les grands espaces et les « no man's land » semblaient être les clés de mon bonheur, et pourtant j'ai vite désenchanté : j'ai réalisé que je me sentais aussi bien cloîtré dans ma chambre à écouter Burzum, qu'allongé dans une vaste prairie.
Je cherche, mais rien ne semble me faire décollé pour de bon, à force d'exister à moitié on fini par disparaître... Ce qui me manque n'est peut être rien, un objet, un événement ou bien une obsession ? Je possède presque tous ce qu'un Français moyen doit posséder, mais rien de tous cela me mène à une joie pérenne. Quelle ingratitude face à cette chance qui ma bercés dès la naissance !
Alors je tourne en rond, dans cette sphère qui empêche mon évolution, j'aurais tellement aimé être plus important, exister pour être « utile », mais l'amas de chaire qui me constitue me rappel sans cesse que je ne suis rien, juste un homme parmis tant d'autres...

Pourquoi l'élévation de l'esprit est-elle si brève ? Pourquoi la sensation de bonheur n'est-elle pas constante ? Et puis il y a cette quiétude que je n'atteindrais jamais, sauf peut-être après ma disparition... Alors ce que je cherche depuis toujours; c'est la mort ?!

Où alors tous cela n'est que passager, c'est comme redescendre et se taper un « bad » après sa dose d'extasie. Alors où est l'extasie ? J'ai envie de remonter ! Tous les autres semblent se contenté de capitaux et de compagnie, c'est sûrement ça qu'il me faut, mais c'est également une bien triste destinée à mon sens...

... Ainsi s'achève cette longue plainte sur l'air de « Suicide in dark serenity ». Merci Xasthur pour ce doux moment de déprime.

# Posté le lundi 25 août 2008 18:00

Modifié le samedi 04 juillet 2009 09:25

Angst Skvadron - Negativitetens Kveletak

# Posté le dimanche 17 août 2008 12:59

Modifié le samedi 04 juillet 2009 09:18

Circoncision - Papillon De Lumiere

# Posté le mardi 12 août 2008 18:38

Modifié le samedi 04 juillet 2009 09:16

Nokturnal Mortum - Perun's Celestial Silver

# Posté le vendredi 01 août 2008 19:02

Modifié le samedi 04 juillet 2009 09:13

La Vallée des larmes

La Vallée des larmes
Atteint d'une gangrène désespoir, la vie est un cancer incurable,
La nuit est longue et se traine, car chaque jour tombe le crépuscule,
Le matin fébrile et illusoire, contre défaitiste,
Ramène les âmes à l'orée de la raison pour un court instant de gloire,
Avant de repartir dans se lointain horizon, nous laissant dans l'oubli du soir,
Alors des larmes s'écoulent des yeux, et tombent sur le sol saturé de pleurs,
Et la pluie, telle une épidémie, répand sa mélancolie, un torrent de haine,
Il ne reste qu'a affronté une éternité de supplices dans l'agonie démentielle.

Et quand viens l'angoisse du sommeil, chacun pense à l'infini qui lui reste à parcourir,
Une longue succession de nuits et d'éphémère aurores avant d'achevé sa morne vie.

[Parfois, il m'arrive de maudire l'année 1989.]

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 12:32

Modifié le vendredi 03 octobre 2008 13:52